| Débat public, Front de Gauche à La Garde : une réussite !! |
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Studieuse et fraternelle, tel a été l’ambiance du débat public organisé par le Front de Gauche à la Garde mardi 9 mars 2010.
C’est en présence de deux cent personnes environ qu’Yvon Robert, adjoint à Maurice Delplace pendant 26 ans, puis maire pendant quatre ans et aussi conseiller général a ouvert les débats devant une assistance ravie de sa présence.
En tant que président du comité se soutien Front de Gauche il a insisté sur la nécessité du vote responsable Front de Gauche au premier tour pour redonner à la gauche ses couleurs et ses valeurs. En présence de nombreux candidats(es) dont Alain Bolla ( PCF), Luc Léandri (PG), Christine Sampéré ( PCF ) et Jacques Lerichomme ( GU ), et Bernard Barbageletta (élu sortant ) le débat fut animé par de nombreuses questions sur de nombreux sujets touchant aux compétences de la Région.
- Les transports avec la question du TER ( gratuité, régularité ) furent au centre des débats. En réponse les élus apportaient la nécessité de développer les transports collectifs notamment en terme d’environnement et de faire remarquer que Michel Vauzelle qui fut à l’initiative d’une pétition pour la défense des services publics venait de déclarer de façon paradoxale « que si la SNCF ne répondait pas à ses obligations il pourrait envisager de se tourner vers la concurrence privé… »
Yvon Robert rappela comment le projet de tramway avait été balayé par Falco au détriment des habitants de l’agglomération toulonnaise.
- La santé publique s’invita aussi au débat et une infirmière hospitalière pointait du doigt l’insuffisance des effectifs et des remplacements effectués par du personnel stagiaire mal ou pas qualifié du tout. Elle demandait quelle pouvait être le rôle de la région pour inverser cette tendance catastrophique.
La réponse lui fut apportée par les candidats qui indiquèrent que la politique de santé ne relevait pas de la région mais que néanmoins, celle-ci pouvait influer par le biais de la formation professionnelle en dénonçant le manque de moyens criant dans le secteur de la santé et en particulier dans le secteur public.
Le rôle de la prévention des maladies professionnelle était également souligné ainsi que le fait que la santé n’était pas « marchandisage. »
La proposition irresponsable de Sarkozy consistant à faire remplacer les infirmières par des retraités ou de étudiantes n’avait pas échappé à l’assemblée….
- Les questions relatives à l’éducation nationale n’étaient pas oubliées, notamment le fait que de plus en plus d’absences d’enseignants n’étaient pas remplacées et que cela était préjudiciable aux enfants dont bon nombre d’entre eux sont en difficulté.
- Concernant l’eau, de nombreux participants demandèrent aux candidats qu’elles étaient les propositions du Front de Gauche, faisant remarquer au passage que l’eau était injustement source de profit et que son coût plombait le budget des ménages dans les municipalités où sa gestion était confiée au privé.En réponse Luc Léandri rappelait « que l’eau était un bien commun et que lorsque les municipalités envisageaient simplement de « re-municipalier, les patrons du secteur privé s’affolaient et proposaient immédiatement des baisses pouvant atteindre 20%Il présentait la proposition du Front de Gauche consistant à la création d’une maison de l’eau pour favoriser le passage en gestion publique avec l’accompagnement des collectivités locales dans ce domaine en vue de construire un service public régional de l’eau.
- En matière de logement social plusieurs questions était posées en matière de d’insuffisances et de qualité.
Les candidats indiquaient que malheureusement trop de collectivités préféraient payer des pénalités lorsqu’elles ne respectaient pas la loi SRU, ce contre quoi il fallait lutter en ayant des élus de proximité pour peser sur une politique volontariste en la matière.
Alain Bolla faisait justement remarquer « que dès le 15 mars la période des expulsions allait arriver. » Il indiquait que le PCF avait écrit au Préfet « pour ne pas prononcer d’expulsion d’autant qu’en période de crise frappant les plus modeste avoir un toit était un droit. » Il rappelait aussi « que pour le Front de Gauche il était primordial que la région soit un territoire anti-expulsion. »
- D’autres participants s’interrogeaient sur le devenir de l’agriculture et sur celui des PME, PMI, TPE et TPI qui constituent 80% du tissu social du département et de la région. Ils demandaient très justement quels étaient les propositions et les engagement du Fornt de Gauche à ce sujet.
Sur les questions de financement les candidats, très affûtés après une campagne harassant mais dynamisante pour la gauche rappelaient les positions du Front de Gauche.
- En matière d’agriculture il s’agit d’un enjeu pour le développement durable, social, humain et solidaire. Le Front de Gauche veut créer un label « grand sud » pour identifier nos productions. Il veut développer des aides régionales pour aider les jeunes à s’installer et favoriser les circuits courts car comme le faisait remarquer un candidat : les pommes importées du Chili par exemple était un non sens à plusieurs titre : « nous sommes une région productrice et l’impact carbone des pommes chiliennes est très important. »
Jacques Lerichomme de la Gauche Unitaire lança en direction des camarade écologistes « qu’il ne pouvait pas y avoir de politique dans le domaine de l'écologie sans position réellement à gauche et anti-capitaliste. », faisant sans doute référence au " ni gauche, ni droite" de Laurence Vichniesky tête de liste d'Europe Ecologie.
- Concernant les entreprises et notamment les petites, le Front de Gauche propose un FRI
( Fonds Régional d’investissement ) pour l’emploi et un nouveau mode de développement social et écologique. Cette volonté vise à combattre toutes formes de délocalisation en favorisant les aides publiques sous formes de prêts remboursables aux entreprises qui respecteront des normes sociales et écologiques de qualité.
Le FRI sera accompagné d’une convention engageant les partenaires sur l’emploi, l’égalité homme-femme, la formation, l’environnement, la prévention, et l’utilisation saines des fonds propres de l’entreprise…Ce fond sera crée pour rendre l’économie plus dynamique et contrôlé de façon démocratique.
Au plus la soirée avançait, au plus les questions fusaient, faisant la démonstration de l’implication citoyenne dans la vie et le rôle de la région.
- Le débat s’intéressait aussi aux droits des salariés dans les instances représentatives de personnels ainsi qu’à la nécessaire participation citoyenne.
Il n’occultait pas la réforme de collectivités territoriales qui si elle voyait le jour serait un coup sans précédent apporté à la démocratie locale.
- La discussion portait aussi sur la nécessité du vote Front de Gauche, un vote responsable pour mettre le curseur à gauche, pour avoir des élus de proximité issus du terrain et en phase avec les aspirations populaires.
Pour de nombreux intervenants le Front de Gauche, outil constitué pour les Européennes représentait un espoir pour recréer du lien entre le mouvement social et politique nécessaires pour donner vie aux revendications.
Construire, parfaire cet outil en respectant la diversité enrichissante de ses composantes était essentiel aux yeux de la plupart car il permettra de relancer la confiance, d’asseoir durablement une gauche de combat pour préparer les échéances futures.
- En conclusion de la soirée débat, les Luc Léandri, Alain Bolla et Jacques Lerichomme insistait sur la nécessité du vote Front de Gauche dans le Var pour bâtir d’autre bases politique, pour en finir avec l’affairisme et le tout tourisme, pour un développement durable de nos villes et de nos campagnes, pour un projet industriel varois, pour l’habitat social.
Minimisé au début de la campagne, il s’avère que le Front de Gauche est crédité de 7,5% de voix,aller au-delà est possible, elles seront l’expression de tous les électeurs qui lui font confiance et c’est fort de celles-ci que le Front de Gauche pèsera pour une fusion prenant en compte la totalité de son programme et pour le faire avancer tout au long de la mandature.
Il compte travailler en appui sur les salariés, sur les populations pour faire et faire connaître en cours de mandat tout le sens de sa démarche. Il y va de la crédibilité de la gauche et de son ancrage démocratique le plus large possible.
A 21H00 il fallait mettre fin à ce débat qui aurait pu se prolonger encore longtemps.
Quelque chose se passe sur cette terre varoise, dans notre région. Les nombreuses réunions en attestent. De nombreuses personnes que nous ne voyions plus depuis des années reviennent débattre, des anciens mais des jeunes aussi.
C’est le signe que le Front de Gauche répond à de nombreuses attentes…A chacun d’entre nous de convaincre d’aller voter en responsabilité dimanche pour apporter à ce rassemblement un poids tel qu’il fera pencher le fléau de la balance bien à gauche.
Jean-Marie Bernardi.
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